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L’AMT serait sur le point d’acheter la ligne de Deux-Montagnes

L’AMT serait sur le point d’acheter la ligne de Deux-Montagnes des mains du CN et faisant taire des rumeurs courant depuis longtemps. Selon un article du quotidien The Gazette repris par Trains Newswire, une lettre d’un membre de la direction confirmerait que la transaction serait sur le point de se réaliser.

Ni la porte-parole de l’AMT, ni celle du CN, n’ont voulu commenter à savoir si le « Doney Spur » pourrait faire partir d’une telle transaction. L’embranchement Doney est cette voie sous-utilisée de 4.5 miles qui longe sommairement l’autoroute 40 à Pointe-Claire et qui est regardé pour possiblement accueillir un projet de train léger entre l’aéroport de Dorval et le centre-ville de Montréal via le tunnel sous le mont Royal.

Une autre possibilité de l’allonger jusqu’à Ste-Anne-de-Bellevue est pour desservir Kirkland, le parc industriel de Baie-d’Urfé et les nouveaux quartiers du Nord de Ste-Anne-de-Bellevue est également étudié. Selon les chiffres publiées, l’AMT aurait offert 45 millions de dollars pour les 18 miles de ligne électrifiée qu’elle doit louer présentement.

Programme d’insfrastructures

Par ailleurs, dans le cadre du programme d’infrastructures fédéral-provincial 2009-2010, l’AMT a proposé de remplacer le système de signalisation sur certaines lignes pour augmenter leur capacité, ajouter une troisième voie à deux endroits sur la ligne de Dorion-Rigaud, construire un raccordement entre la ligne de Blainville–St-Jérôme et le tunnel du Mont-Royal et 10 000 places de stationnement supplémentaires réparties dans les différentes gares et stations de métro.

En Ontario, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a annoncé que le programme permettre la revitalisation de l’historique gare Union. Cette dernière est le principal pied à terre torontois des services régionaux de GO Transit, de Via Rail, d’Amtrak et d’Ontario Northland. Toutefois, comme dans le dernière programme du genre, des contraintes peuvent empêcher la réalisation des objectifs voulus. Le Globe and Mail expose que le maire de Toronto, David Miller, a dejà répondu à Ottawa que son administration n’a pas la part de 33% exigée par le fédéral aux municipalités et qu’il préférait que les sommes soient distribuées sans conditions spécifiques comme le transfert municipal de la taxe fédérale sur l’essence l’est présentement.

Comme discuté ici plus tôt, les 57 millions de dollars qu’Ottawa va donner pour les services de VIA entre Montréal-Ottawa-Toronto va servir à ajouter une troisième voie à certains endroits entre Montréal et Toronto pour réduire la congestion et qui réduirait de 30 minutes le temps du parcours en plus de pouvoir ajouter une paire supplémentaire de départs quotidiens. Le reste des fonds devrait servir à la modernisation du matériel roulant et des gares de Windsor, Toronto, Montréal, Vancouver, Hamilton et Belleville. Aucune source ne fait mention du type de travaux qui serait fait à Montréal, ni dans les gares des autres villes mentionnées.

Une somme supplémentaire de 28 millions de dollar sera allouée pendant les cinq prochaines années pour améliorer la sécurité aux passages à niveau à travers le Canada.

Doney Spur
Qui obtiendra les rails du « Doney Spur »: l’AMT ou les ferrailleurs?

Railpower manque de jus

Il n’y avait pas grand secret dans le fait que Railpower Technologies manquait de commandes. Après avoir retardé la fin de la construction de son usine de St-Jean-sur-Richelieu et la crise économique n’aidant pas, la compagnie de Brossard annonce qu’elle supprime 37 % de sa liste de paie, soit 50 employés sur 134.

Selon le National Post / Financial Post, la compagnie serait même à vendre, malgré que la caisse de retraite des professeurs de l’Ontario, Teachers, a investi deux fois dans Railpower.

Le président de Railpower Technologies, José Mathieu, déclare regarder toutes les possibilités de financement possible, incluant la vente d’actions ou d’actifs. La compagnie doit absolument regarnir son carnet de commandes, si elle veut survivre.

Même s’il semble que ses concurrents du marché des « switchers » et autres locomotives de faible puissance s’en sortent un peu mieux, les chemins de fer n’ont pas fait d’achats importants de locomotives en raison du surplus de puissance crée par la crise économique, mais aussi par le retard dans des programmes de subventions de Washington.

De sa fondation en 2001, la compagnie n’a jamais généré de profit et a perdu 69.1 millions de dollars seulement dans la dernière année fiscale. Les rappels de modèles défectueux et l’obligation de payer des sous-traitants pour construire les locomotives, faute d’avoir sa propre usine, ont coûté cher à Railpower.

Par ailleurs, un de ces sous-traitants, Super Steel de Scotia,NY (près d’Albany et de Schenectady), a annoncé qu’il fermait ses portes au mois d’avril prochain.

UPY 2307
Une des locomotives rappelées par Railpower Technolgies. Union Pacific est le principal client de l’entreprise.

MMA mets à pied aussi.

Le Montreal, Maine & Atlantic Railway a aussi annoncé la mise à pied de 75 de ses 315 employés depuis les six derniers mois, selon le Bangor Daily News. La fermeture de Katahdin Paper Co. de Millinocket a donné un dur coup au chemin de fer qui doit faire face à la crise comme tout le monde.

Le président du MMA, Bob Grindrod, insiste pour dire que sa compagnie ne fermera pas ses portes, mais qu’elle doit seulement rééquilibrer ses livres et mieux gérer ses dépenses.

Par ailleurs, la circulation sur la portion québécoise du réseau est présentement réduite à une paire de trains trois fois par semaine.