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Les promesses électorales farfelues impliquant le TGV continuent

Le candidat à la mairie de Victoriaville, Éric Lefebvre, continue de promouvoir un tracé de TGV Montréal-Québec via Drummondville, Victoriaville, Thetford Mines et St-Georges-de-Beauce. Il croit qu’il est important de faire des pressions politiques pour faire parti de la réalisation de ce projet.

Dans un débat impliquant trois de quatre candidats autorisés à faire campagne pour le poste de maire (Le quatrième, René Martineau, n’a pas été invité.) , la question du projet de TGV a été abordée.

Les adversaires d’Éric Lefebvre lui reproche de rêver et d’être irréaliste. Alain Rayes mentionne que le projet traine depuis des années et que les gouvernements ne feront pas de tels investissements coûteux en période de déficits budgétaires. Il suggère plutôt « de prendre le train de l’économie émergente« , tandis Martin Talbot croit que les entreprises de la région des Bois-Francs seraient mieux servir si les trains routiers pouvait quitter l’autoroute 20.

Sherbrooke

Un débat similaire s’est aussi ajouté à Sherbrooke quand Moustapha Saboun a présenté sa plate-forme électorale où il demande qu’un TGV relie Sherbrooke à Montréal en « moins d’une demie-heure« .

Il espère même que ce train puisse apporter des retombées touristiques et de permettre aux gens de travailler à Montréal, mais vivre à Sherbrooke.

Il ajoute même vouloir un réseau de « tramway[s] écologique[s,] sécuritaire[s] et touristique[s] dans les grandes artères de Sherbrooke, relié par des micro-bus électriques« .

Toutefois, le candidat n’est pas capable de donner une évaluation des coûts d’un tel projet. Il répond que le projet utiliserait des emprises existantes et serait financé par les autres paliers de gouvernement et des investisseurs privés.

Sherbrooke vs Obama

Il n’est pas le seul à Sherbrooke à vouloir un tel projet, car Hélène Gravel revient à l’attaque. L’ancienne directrice générale du Regroupement des organismes communautaires de l’Estrie puis de la Chambre de commerce de Sherbrooke avait perdu les dernières élections devant le maire sortant Jean Perreault.

Cette fois-ci, elle mentionne sur son blogue de vouloir convaincre rien de moins que le président américain Barack Obama de vouloir faire passer un corridor de TGV à Sherbrooke aux frais des Américains, car Washington mentionne une liaison New York – Montréal dans les corridors étudiés.

Et un Aérotrain québécois

Mentionnons aussi qu’un candidat à la mairie de Québec et député bloquiste de Québec-Est, Jean-Paul Marchand, propose un projet de monorail aérien interurbain en remplacement du TGV Québec-Windsor. Le concept se veut plus proche du défunt projet d’aérotrain français que du Skytrain de Vancouver.

«Le train a l’avantage de coûter 5 à 7 millions $ du kilomètre plutôt que 35 millions $ pour le TGV. Le fait qu’il soit suspendu le rend à l’épreuve du gel au sol et les véhicules peuvent braver n’importe quelle tempête», explique-t-il. Ainsi, la construction de ce lien entre Québec et Montréal pourrait coûter aux environs de 1.5 milliards $.

Les travaux vont bon cours sur le CN et le MMA

Les nombreux travaux de réfection des voies entrepris par le CN et le MMA continuent de progresser.

Sur la subdivision Drummondville, plusieurs équipes continuent toujours de se relayer pour effectuer les travaux. Ils poursuivent leur avancée vers l’Est et travaillent actuellement entre Daveluyville et Lemieux.

Les résultats sont très visibles sans même avoir à utiliser la voie. Outre les très nombreuses traverses remplacées, on a peut mentionner divers aspects dont la correction du niveau de ballast et la construction du nouveau « bungalow » de l’antenne de Daveluyville (avant / aprèsNotez le changement de limite de vitesse sur la pancarte.). Toutefois, l’état de certains passages à niveau du secteur est toujours dans un état laissé nettement à désirer.

De son côté, le MMA continue également ses travaux entre Lac-Mégantic et Sherbrooke. Plusieurs employés sont affectés à ces tâches et de la machinerie a été transportée sur place depuis les dernières semaines.

MMA MMA
MMA MMA
MMA MMA
MMA MMATravaux sur le MMA (Photos: Pierre Lebeau)

Par ailleurs, ces travaux ont une conséquence imprévue et inusitée, mais plutôt intéressante. Ils ont auront permis de montrer une partie de la riche variété de « ballast hoppers » que le CN a acquis à travers ses nombreuses acquisitions des dernières années et qui ne serait jamais venu au Québec autrement.

GTW 86038 BCOL 2803
IC 101901 SSAM 208002
EJ&E 223 GTW 86054
Outre les wagons originaux du CN, des anciens wagons de BC Rail, Illinois Central, Wisconsin Central, Grand Trunk Western et Elgin, Joliet & Eastern ont utilisés dans les zones de travaux québecoises.

Mises à jour: 15 oct. et 12 nov. 2009

Nouvel embranchement sur le Québec-Gatineau

Le Ministère des Transports du Québec a annoncé une subvention de 250 000$ pour la construction d’un embranchement entre le réseau existant du Chemin de fer Québec-Gatineau et l’usine Marmen dans le secteur Cap-de-la-Madeleine de Trois-Rivières.

L’entreprise produit des pièces d’éolienne et expédie majoritairement sa production par camion et par bateau via le port de Bécancour. Elle espère être plus concurentielle sur le marché américain en expédiant plus facilement et à meilleur coût par le rail. Elle vise particulièrement la région du Midwest.

Ce nouvel embranchement est en réalité une nouvelle voie de service qui rentre à l’intérieur de l’enclos de l’usine à partir d’un vielle voie ferrée sous-utilisée. Il est fonctionnel depuis deux semaines et a été construit au coût de 500 000 $.

La nouvelle portion est reliée à l’ancien embranchement qui traversait la route 138 vers l’usine Cascades Lupel voisine du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap. La partie Sud de cette voie est aujourd’hui desaffectée, mais l’autre bout était encore en activité. Situé juste à l’Ouest des installations de Marmen, il servait surtout à la reception de wagons de plaques de fer (matière première) chez cette dernière.

Ainsi, l’ajout de la voie de service manquante permet à la compagnie trifluvienne de charger les pièces sur les wagons directement dans sa cour située le long de la ligne principale du CFQG et pas tellement loin non plus de l’embranchement Cap-de-la-Madeleine (vers l’usine Kruger Wayagamack).

En prévision de desservir ce nouveau client, le QGRY a entreposé quelques temps des wagons spécialisés portant les initiales de la série TTYX dans le secteur de Louiseville avant de les amener vers Trois-Rivières. Ceux-ci sont de longs wagons plats de TTX modifiés avec des supports en demie-lune pour transporter des parties de tours d’éolienne.

TTYX 165286
Les wagons plats de la série TTYX.

Liens vers les divers reportages régionaux sur le sujet:
Le Nouvelliste, L’Hebdo Journal, Radio-Canada Mauricie (à 2:45 du début), TVA Trois-Rivières (CHEM) – reportage 1 et reportage 2
(Le bon fonctionnement des liens vidéo est hors de notre contrôle.)

La QGRY 3102 sur le SLR

Ne cherchez pas la GP40 3102 du CFQG sur la rive-nord du fleuve ces jours-ci. La locomotive se trouve actuellement sur les rails de sa compagnie-soeur, le St-Laurent et Atlantique, prise avec un manque de locomotives disponibles. Rappelons que le SLR a fait appel à l’aide de quelques GP40 du CN pendant quelques jours et que la SLR 3804 se trouve présentement en pièces détachées à Lewiston.

Mises à jour: 14 et 15 octobre 2009.