Les temps sont durs, encore des coupures
Le ralentisssment économique a des effets un peu partout. En raison de sa dépendance au transport de charbon d’exportation et d’engrais, Canadien Pacifique a subi plus d’impact que les autres classes un (26% de baisse de volume par rapport à la même période en 2008 et même 70% concernant le transport de potasse). Selon Trains Newswire, il a annoncé qu’il pourrait encore mettre à pied des employés. Il a réduit sa liste de paie de 10% et son parc actif de locomotives du tiers (350 unités). Aussi, il coupe des dépenses diverses, tel le nombre de bouteilles d’eau pour les employés et son aide pour que ses employés achètent de ses actions.
Ontario Northland écoppe aussi
De son côté, Ontario Northland a annoncé que les prochaines semaines vont être longues, puisque deux de ses principaux clients vont fermer temporairement ses portes. Les activités de sciage et de production de papier de Tembec à Kapuskasing vont être arrêter au moins quatre semaines cet été et la raffinerie de cuivre Xstrata, près de Timmins, va être suspendre les siennes pour au moins huit semaines. Lorsque cette dernière a été en grève, la situation a produit des pertes de 30 emplois et 1 millions de dollars par mois pour Ontario Northland. Toutefois, la réfection d’une partie de l’équipment de GO Transit a réduit l’impact du ralentissement pour le chemin de fer provincial et ses employés.
La possible démolition de Michigan Central Station à Detroit
A Detroit, le conseil municipal a passé une motion pour étudier la possibilité d’utiliser les fonds fédéraux de stimulation de l’économie pour démolir l’historique gare du Michigan Central et dédommager son propriétaire actuel, le milliardaire Manuel « Matty » Moroun. L’édifice de 500 000 pieds carrés et de style Beaux-Arts dessinée par les mêmes architectes que le Grand Central Terminal de New York, puis ouverte en 1913, est abandonné et très délabré depuis le départ d’Amtrak en 1988. La gare a été vue dans des films, tels « Transformers » et « The Island ». Son propriétaire actuel l’a achetée pour le montant des taxes municipales en retard et a proposé de la convertir en casino, prison et divers projet jamais réalisé. Pour respecter les conditions reliées au programme fédéral concerné, les projets, tel cette possible démolition, doivent être réalisés d’ici 18 mois.
Le Québec Central continue d’agoniser
Le Québec Central continue d’agoniser. Bien que des trains auraient circuler dernièrement dans l’extrêmité Nord de la ligne, soit près de Charny, le reste du réseau continue de rouiller paisiblement et et de retourner disparaître tranquillement dans la nature. Par endroit, les signaux de passages à niveau brisés n’ont visiblement pas été réparés depuis des semaines.
A Vallée-Jonction, le terrain de la rotonde a été complètement vidée ou presque et le matériel roulant (Budd cars et locomotives) est maintenant entreposé sur la voie derrière les installations de sa compagnie-soeur, Express Marco, à Sacré-Coeur-de-Jésus (entre Tring-Jonction et East-Broughton).
Toutefois le pont enjambant la rivière Chaudière à Vallée-Jonction a été renforci par la présence de wagons de ballast sur son tablier pour ajouter du poids et créer plus de résistance contre les crues printanières.
Voisins des installations du Québec Central, la gare de Vallée-Jonction, la locomotive à vapeur CN 46 et ses quelques wagons sont toujours en place.

Des oiseaux migrateurs passent au dessus de la gare de Vallée-Jonction et du pont du Québec Central où la rivière Chaudière a laissée des blocs de glace sur les berges après avoir inondée.


Le terrain de la rotonde de Vallée-Jonction est pratiquement vide, tandis qu’à Beauceville, la pauvre voie réapparait un peu sous les bancs de neige fondus, mais pour combien de temps avant que le foin pousse dessus?